L'essentiel

Qui sont ces Français·es en précarité mobilité ?

Cette précarité touche toutes les générations, en ville, en banlieue, à la campagne, les actifs comme les inactifs. Elle concerne particulièrement les personnes dépendantes de la voiture individuelle, celles qui n'ont aucun moyen de mobilité, et celles à bas revenus. Ces dernières subissent de plus en plus fortement la hausse des prix du carburant, sans alternative : budget carburant élevé, longues distances à parcourir, aucune solution de remplacement à la voiture.

Arrêt de transports en commun - Mobilité et territoire
Pourquoi la précarité s'aggrave-t-elle ? Pourquoi la grande précarité émerge-t-elle ?

La hausse du prix des carburants pèse sur le pouvoir d’achat des ménages à bas revenus, dépendants de la voiture individuelle. Faute de solutions alternatives, ces ménages doivent soit rogner sur d’autres postes essentiels de la vie quotidienne comme l’alimentation, l’énergie ou le chauffage, soit renoncer à se déplacer. À ce stade, les personnes entrent dans une situation de grande précarité mobilité.

En raison d'une forte progression des renoncements, surtout chez les plus fragiles
0
%
des répondant·e·s déclarent avoir renoncé au moins une fois à un déplacement du quotidien lors des 5 dernières années
0
%
ont renoncé régulièrement à un déplacement et rencontrent des difficultés persistantes à se déplacer
0
%
d'étudiant·e·s ont renoncé à un déplacement
+ de
0
%
des demandeur·euse·s d'emploi de courte durée (moins de 6 mois)

Les demandeur·euse·s d’emploi cumulent les vulnérabilités : 23 % renoncent à la visite d’un proche, 25 % à un rendez-vous médical, 18 % à un rendez-vous administratif et 30 % à un emploi.

Arrêt de transports en commun - Mobilité et territoire

Une trop forte dépendance à la voiture individuelle

Stabilisation du taux de possession de voiture des Français·es à 74 %. Baisse de 12 % du taux de connaissance des transports en commun régionaux. 45 % des Français·es disent ne pas avoir le choix de leur mode de transport, un indicateur stable après une chute de 10 points en 2019.

Arrêt de transports en commun - Mobilité et territoire

Réglementations anti-pollution mal connues

73 % des répondant·e·s affirment ne pas connaître les règles de circulation au sein d’une ZFE. 13 % prendraient le risque de frauder et 21 % renonceraient à se déplacer.

Une conscience environnementale en déclin…
75 % des Français·es considèrent la situation environnementale préoccupante ou alarmante, en baisse de 8 % par rapport à 2019. 36 % pensent que les déplacements contribuent à la dégradation de l’environnement, en baisse de 9 % par rapport à 2019

…mais un impact des aléas climatiques bien réel sur la mobilité                                18 % ont changé de mode de déplacement, dont la moitié vers un véhicule thermique ou hybride. 30 % ont renoncé à se déplacer à cause des aléas climatiques.

Des dispositifs d’aide à la conversion méconnus
67 % des Français·es ont une connaissance insuffisante ou inexistante des aides financières facilitant le passage à une voiture plus propre ou à un vélo. 69 % ne connaissent pas le site primealaconversion.gouv.fr.

Des représentations et pratiques des modes de déplacement alternatifs à la voiture individuelle : les principaux points à retenir
Transports en commun 27 % des répondant·e·s disent que c'est le mode le plus rapide, mais leur utilisation est subie en raison d'un budget restreint (26 %) et par manque d'alternative (23 %).
Co-voiturage 1 Français·e sur 2 co-voiture pour réduire ses dépenses.
Vélo et marche Adoptés majoritairement pour améliorer sa santé.
Voiture électrique 71 % des Français·es ne l'envisagent pas pour son prix jugé trop élevé.