15 millions de Français.es en précarité mobilité en 2024
La 3ème édition du Baromètre des Mobilités du Quotidien administré auprès de 12 500 personnes, nous révèle une aggravation de la précarité mobilité et l'émergence de la grande précarité. Réalisé tous les 2 ans par Wimoov, il livre une photographie des usages et des représentations des Français·es dans leurs mobilités du quotidien et vise à identifier les facteurs de précarité et ainsi mesurer l’efficacité de la LOM.
Cette précarité touche toutes les générations, en ville, en banlieue, à la campagne, les actifs comme les inactifs. Elle concerne particulièrement les personnes dépendantes de la voiture individuelle, celles qui n’ont aucun moyen de mobilité, et celles ayant de bas revenus. Ces dernières subissent de plus en plus fortement la hausse des prix du carburant, sans alternative : budget carburant élevé, longues distances à parcourir, aucune solution de remplacement à la voiture.
La hausse du prix des carburants pèse sur le pouvoir d’achat des ménages à bas revenus, dépendants de la voiture individuelle. Faute de solutions alternatives, ces ménages doivent soit rogner sur d’autres postes essentiels de la vie quotidienne comme l’alimentation, l’énergie ou le chauffage, soit renoncer à se déplacer. À ce stade, les personnes entrent dans une situation de grande précarité mobilité.
Les demandeur·euse·s d’emploi cumulent les vulnérabilités.
30 % renoncent à un emploi, 23 % à la visite d’un proche, 25 % à un rendez-vous médical et 18 % à un rendez-vous administratif.
Une trop forte dépendance à la voiture individuelle
Stabilisation du taux de possession de voiture des Français·es à 74 %.
Baisse de 12 % du taux de connaissance des transports en commun régionaux.
45 % des Français·es disent ne pas avoir le choix de leur mode de transport, un indicateur stable après une chute de 10 points en 2019.
Les réglementations anti-pollution mal connues
73 % des répondant·e·s affirment ne pas connaître les règles de circulation au sein d’une ZFE. 13 % prendraient le risque de frauder et 21 % renonceraient à se déplacer.
Une conscience environnementale en déclin…
75 % des Français·es considèrent la situation environnementale préoccupante ou alarmante, en baisse de 8 % par rapport à 2019. 36 % pensent que les déplacements contribuent à la dégradation de l’environnement, en baisse de 9 % par rapport à 2019
…mais un impact des aléas climatiques bien réel sur la mobilité
18 % ont changé de mode de déplacement, dont la moitié vers un véhicule thermique ou hybride. 30 % ont renoncé à se déplacer à cause des aléas climatiques.
27 % des répondant·e·s disent que c’est le mode le plus rapide mais leur utilisation est subie en raison d’un budget restreint (26 %) et par manque d’alternatives (23 %).
1 Français·e sur 2 co-voiture pour réduire ses dépenses.
Adoptés majoritairement pour améliorer sa santé.
71 % des Français·es ne l’envisagent pas pour son prix jugé trop élevé.