17 millions de Français.es en précarité mobilité en 2026

La 4ème édition du Baromètre des Mobilités du Quotidien administré auprès de 13 400 personnes, nous révèle que les difficultés économiques ressenties ne sont plus seulement la conséquence de la fragilité économiques des ménages. Elles en deviennent également la cause directe. Réalisé tous les 2 ans par Wimoov, il livre une photographie des usages et des représentations des Français·es dans leurs mobilités du quotidien et vise à identifier les facteurs de précarité et ainsi mesurer l’efficacité de la LOM.

Qui sont ces 17 millions de Français·es en précarité mobilité ?

Cette précarité touche toutes les générations, en ville, en banlieue, à la campagne, les actifs comme les inactifs. Elle concerne particulièrement les jeunes, les personnes vivant sous le seuil de pauvreté, habitants des QPV et des territoires ruraux et les demandeurs d’emploi.

La précarité mobilité, conséquence de la précarité économique, est aussi cause de la précarisation.
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des personnes vivant sous le seuil de pauvreté
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des 18-24 ans
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des habitants des territoires ruraux
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des Français.es sont en situation de précarité mobilité.
38 % des Français.es ne se déplacent pas tous les jours.

C’est notamment le cas pour :

  • 42 % des habitants des zones rurales
  • 43 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté
  • 45 % des moins de 25 ans
  • 55 % des demandeurs d’emploi

Les Français.es les plus modestes veulent se déplacer plus et plus loin… Mais ils ont moins de solutions : 45 % de ceux qui n’ont aucune solution pour se déplacer ne sortent pas de chez eux tous les jours.

La mobilité devient un déterminant de santé.

14 % des renoncements concernent les rendez-vous médicaux.

48 % des Français renoncent parfois à des déplacements pour faire des économies, un chiffre qui atteint même 62 % dans les familles monoparentales et 63 % chez les personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

Ces arbitrages ont un impact direct sur l’inclusion économique et sociale ainsi que sur la santé des Français. En effet, si les renoncements aux déplacements concernent surtout les loisirs et les sorties (22 %), ils touchent aussi fréquemment des dimensions encore plus vitales. Au cours de l’année écoulée, 12 % des Français ont renoncé à des soins de santé pour pouvoir continuer à financer leurs trajets du quotidien, et en sens inverse 14 % ont renoncé à un rendez-vous médical en raison de difficultés de transport.

Les jeunes, premières victimes de la précarité mobilité.

74 % des 18-24 ans ont déjà renoncé à un déplacement.

Ils concentrent la plupart des difficultés de mobilité, notamment de nature financière : 36 % d’entre eux ne détiennent pas le permis de conduire – principalement pour des raisons de coût – et 62 % évitent fréquemment de se déplacer pour ne pas trop dépenser.

Le saviez-vous ?

47 % des Français.es estiment ne pas avoir le choix de leurs modes de transport du quotidien, un chiffre en légère progression.

79 % des habitants des territoires ruraux ne pourraient pas remplacer leur voiture par un autre mode de transport suite à une panne.

48 % des Français évitent certains déplacements par crainte pour leur sécurité (incivilités, agressions, accidents).

Seuls 28 % des Français.es connaissent les aides à la mobilité durable, et 1 sur 2 connait les aides à l’usage des transports en commun.

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